Archives départementales de la Creuse

Visages du mouvement ouvrier

Visages du mouvement ouvrier

Cette exposition présente quelques uns des personnages qui ont œuvrés en faveur du mouvement social et ouvrier au XIXème au XXème siècle tels que Martin Nadaud, Gaston Leroux ou Sylvain Blanchet.

Profession de foi de Sylvain Blanchet pour les élections législatives de 1936.
Profession de foi de Sylvain Blanchet pour les élections législatives de 1936.

Descriptif : D'origine paysanne, Sylvain Blanchet se manifeste dès 1919 comme militant de la coopération et du Parti socialiste. En 1924, il est administrateur de l'Union des Coopérateurs, puis directeur de la coopérative La Marchoise (1934), conseiller général, premier adjoint au maire de Guéret, et est élu député en 1936. Il fonde l'Union centrale des coopératives agricoles et publie un projet de Constitution pour la IVème République, lorsqu'il meurt renversé par une automobile.
Cote : 3 M 319

Profession de foi de Sylvain Blanchet pour les élections législatives de 1936
Profession de foi de Sylvain Blanchet pour les élections législatives de 1936

Cote : 3 M 319

Compte rendu du commissaire de police au Préfet de Guéret au sujet d'une réunion publique tenue par Sylvain Blanchet le 9 avril 1937
Compte rendu du commissaire de police au Préfet de Guéret au sujet d'une réunion publique tenue par Sylvain Blanchet le 9 avril 1937

Cote : 1 M 213

Résultats de l'élection législative du 26 avril 1936
Résultats de l'élection législative du 26 avril 1936

Cote : 3 M 322

Profession de foi de la liste socialiste S.F.I.O dont faisait partie Roger Cerclier.
Profession de foi de la liste socialiste S.F.I.O dont faisait partie Roger Cerclier.

Descriptif : Roger Cerclier est ommé instituteur en 1921, il adhère à la SFIO et contribue à l'hebdomadaire socialiste d'Aubusson Le Mémorial de la Creuse. Dans les années 1930, il entreprend une carrière syndicale, participant notamment à la création de l'Union départementale CGT de la Creuse dont il est secrétaire de 1934 à 1939. Révoqué de l'éducation nationale par le gouvernement de Vichy en juillet 1942, Roger Cerclier trouve un emploi de chef de service à la coopérative agricole ""La Marchoise"". Il rejoint le mouvement Libération en février 1943 et organise la Résistance dans la Creuse. Dirigeant départemental de cette organisation puis des MUR (Mouvements Unis de la Résistance), inquiété par la Gestapo, il prend le maquis en avril 1944. Le 7 juin, il reçoit la reddition de la garnison allemande de Guéret. Il préside également le Comité départemental de libération. En novembre 1944, il assure la direction de l'Office des prisonniers, déportés et réfugiés de la Creuse. Aux élections du 21 octobre 1945, Roger Cerclier conduit la liste SFIO dans la Creuse, il est élu député avec 28% des suffrages. De nouveau candidat à la tête de la liste SFIO aux élections législatives du 2 juin 1946, Roger Cerclier conserve son siège. Il se représente aux élections législatives du 10 novembre 1946 et il est néanmoins réélu malgré les pertes de voix de la SFIO.
Cote : 976 W 304/2

Déclaration de candidature d'Antoine Desfarges, le 26 juillet 1893.
Déclaration de candidature d'Antoine Desfarges, le 26 juillet 1893.

Descriptif : Après avoir vécu à Paris comme maçon, puis conseiller prud'homme en 1882, Antoine Desfarges, militant républicain concentre son activité politique sur la Creuse. Figurant d'abord sur la liste radicale en 1885, il accentue sa position politique en 1889. En effet, lors sa présentation aux législatives dans l'arrondissement de Bourganeuf, il forme quelques comités électoraux avec lesquels il se rallie au socialisme et devient ainsi le premier militant socialiste de Creuse. En 1893 il est élu député et appartient dès lors au premier grand groupe socialiste au Parlement. Il est réélu jusqu'en 1898 et cède sa circonscription à René Viviani en 1910.
Cote : 3 M 277

Article issu du journal "le Marchois" concernant la candidat Defarges aux élections législative de 1893.
Article issu du journal "le Marchois" concernant la candidat Defarges aux élections législative de 1893.

Cote : 3 M 281

Profession de foi de Gustave Jourdain pour les élections législatives de 1869.
Profession de foi de Gustave Jourdain pour les élections législatives de 1869.

Descriptif : Avocat inscrit au barreau d'Aubusson, Gustave Jourdain soutient d'abord Pierre Leroux puis se range au coté de Martin Nadaud lors des élections d'avril 1848, puis de mai 1849. Lors du coup d'Etat il est condamné à la déportation en Algérie et rayé du barreau. Il réussit à gagner Londres où il devient membre du « Comité de la Commune révolutionnaire ». Déçu par les dissensions régnant au sein même des exilés, il rentre en France après l'amnistie de 1860 puis part enseigner à Nashville (Etat-Unis d'Amérique) ; il y observe aussi le fonctionnement des institutions républicaines. Enfin, il revient en France pour se présenter dans la Creuse aux élections législatives de 1869. Suite à l'échec à cette élection il se retire de la vie politique en 1870.
Cote : 3 M 158

Profession de foi de Gustave Jourdain pour les élections législatives de 1869.
Profession de foi de Gustave Jourdain pour les élections législatives de 1869.

Cote : 3 M 158

Portrait de Pierre Leroux
Portrait de Pierre Leroux

Descriptif : Pierre Leroux naît à Paris le 17 avril 1797. Suite à la mort de son père il est contraint d'abandonner ses études pour subvenir aux besoins de sa famille. Il est tour à tour garçon-maçon, commis d'agent de change puis ouvrier typographe chez son cousin Herhan, imprimeur d'opinion libérale, voire républicaine. Pierre Leroux devient journaliste en 1824 et fonde, en 1832, Le Globe, journal littéraire emprunt de libéralisme et d'évolutionnisme, qui devient par la suite l'organe principal de la doctrine saint-simonienne . Il quitte ce mouvement en décembre 1831 suite à des divergences avec l'un des membres. Pierre Leroux forme ensuite la Revue encyclopédique, puis en 1835, L'Encyclopédie nouvelle. Sa rencontre avec George Sand est déterminante. Elle partage sa philosophie et fonde avec lui la Revue Indépendante en 1841, publication dans laquelle il multiplie notamment les observations sur la condition économique des ouvriers. Dans le même temps, Pierre Leroux souhaite utiliser les dernières découvertes en typographie en vue de diffuser ses Âœuvres au plus grand nombre. Il cherche aussi à développer son idée d'association ouvrière et de socialisme constructif. Il concrétise ses aspirations en 1844 en créant à Boussac une imprimerie organisée selon un modèle communautaire et qui bénéficie d'une exploitation agricole afin de faire coexister le travail industriel et le travail de la terre. En 1844 naît « l'Ecole de Boussac ». En 1848, Pierre Leroux proclame la République à Boussac et le 27 février il est élu maire de la ville. Le 8 juin il entre à l'assemblée constituante comme député de la Seine et est réélu à la législative le 13 mai 1849. Il quitte alors Boussac laissant l'imprimerie à ses frères et amis. Ses interventions à la tribune sont fréquentes : il y défend par exemple les insurgés vaincus de 1848 ou réclame la diminution d'une heure de la journée de travail. Lorsque éclate le coup d'état du 2 décembre 1851, Pierre Leroux s'exile en Angleterre où il constitue avec Etienne Cabet et Louis Blanc une union socialiste, puis émigre à Jersey. Pierre Leroux décède à Paris le 12 avril 1871. La commune de Boussac ouvre alors une souscription afin que soit érigée une statut à son effigie.

Dépôt légal d'ouvrages issus de l'imprimerie de Pierre Leroux à Boussac
Dépôt légal d'ouvrages issus de l'imprimerie de Pierre Leroux à Boussac

Cote : 2 T 26

Statue de Pierre Leroux, Boussac
Statue de Pierre Leroux, Boussac
Lettre de Pierre Leroux au sujet de la proclammation de la République à Boussac, 2 mars 1848
Lettre de Pierre Leroux au sujet de la proclammation de la République à Boussac, 2 mars 1848

Cote : O 2316

Sculpture réalisée par François Michaud au village du Masgot en Creuse.
Sculpture réalisée par François Michaud au village du Masgot en Creuse.

Descriptif : François Michaud naît le 22 septembre 1810 à Masgot de François Amable Michaud, maçon migrant et de Françoise Montégudet. Tout au long de son existence François Michaud exerce plusieurs activités : celle de maçon, d'exploitant agricole, de tailleur de pierre. En 1878, il s'engage en politique en se présentant aux élections municipales sur une liste républicaine. Cette année marque un tournant décisif dans son comportement puisqu'il affirme ouvertement dans son Âœuvre et au sein de la municipalité ses choix politiques et philosophiques (attachement à la république, patriotisme, athéismeÂ…). Il renouvelle son mandat jusqu'en 1888. François Michaud décède le 29 décembre 1890 et est inhumé civilement. Il est essentiellement connu pour ses sculptures en granit au style naïf et populaire qui se retrouvent dans tout le village du Masgot tant sur les façades que sur les murs d'enceinte des maisons. Elles prennent des formes diverses allant du bestiaire surréaliste (un chien avec des pattes de reptilesÂ…) aux figures emblématiques (Napoléon, MarianneÂ…).

Sculpture réalisée par Michaud au village du Masgot.
Sculpture réalisée par Michaud au village du Masgot.
Sculpture réalisée par Michaud au village du Masgot.
Sculpture réalisée par Michaud au village du Masgot.
Portrait de Martin Nadaud.
Portrait de Martin Nadaud.

Descriptif : Fils de Léonard Nadaud, maçon émigrant et de Marie Miyon, Martin Nadaud grandit dans la petite maison familiale de la Martinèche aidant sa mère dans les taches ménagères et agricoles pendant que son père et son grand-père parcourent neuf mois par an les chemins de la migration. A l'âge de sept ans, il reçoit les rudiments d'instruction auprès de Jean Faucher, marguillier à Pontarion, et de Dyprès établi à Saint-Hilaire-le-Château. Le 26 mars 1830, il part avec les maçons émigrants à Villemonble puis à Paris pour mener la pénible existence d'ouvrier maçon, travaillant 12 à 15 heures par jour pour 40 sous, logeant en garni, et ne mangeant que de maigres repas. C'est à cette même époque qu'il s'enthousiasme pour la politique au cours des évènements de juillet 1830. Il participe aux manifestations républicaines, aux émeutes des premières années de la Monarchie de Juillet (1830-1848), et adopte les thèses collectivistes d'Etienne Cabet. Assoiffé de connaissance, il fréquente également les écoles mutualistes du soir et les cours payants, puis dispense, jusqu'en 1848, son savoir à ses compagnons de labeur bien souvent illétrés. Le 23 février 1839, après une campagne fructueuse, il revient pour la quatrième fois dans la Creuse et se marie avec Jeanne-Julienne Aupetit. Elle lui donne une fille unique, Désirée, qui aura à son tour trois enfants : Marie, Hélène et Louis. De retour à Paris il mène de front son travail de maçon et ses activités politiques. Sa réputation et son implication ne cessent de croître et après un échec à l'élection à l'Assemblée constituante le 23 avril 1848, il est élu député de la Creuse le 13 mai 1849. Il quitte alors la truelle pour monter à la tribune et intervient dans les questions d'urbanisme, de législation ouvrière et de politique extérieure. Suite au coup d'état de Louis Napoléon le 2 décembre 1851, Martin Nadaud est banni par décret le 9 janvier 1852. Il s'exile en Belgique puis en Angleterre où il reprend son métier de maçon. Il devient par la suite instituteur à Londres et à Brighton en 1855, puis professeur de français à l'école militaire de Wimbledon. En Angleterre, il fréquente d'autres exilés tels Victor Hugo, Louis Blanc, Etienne Cabet ou Pierre Leroux. En juillet 1870, alors que l'hexagone déclare la guerre à la Prusse, Martin Nadaud rentre définitivement en France. Léon Gambetta le nomme Préfet de la Creuse le 6 septembre 1870. Il est élu conseiller municipal de Paris le 25 juillet 1871 puis entre à la Chambre des députés le 20 février 1876 comme député républicain de l'arrondissement de Bourganeuf et sera réélu trois fois jusqu'en 1885. Durant ces quatre législatures il appuie encore de nombreuses actions tant dans le domaine social (régime des prisons, accidents du travail, assistance publiqueÂ…) que dans le domaine de l'urbanisme (suppression des murs d'enceinte de Paris, des logements insalubresÂ…) ou dans celui de la politique républicaine (il vote l'expulsion définitive des princes et les poursuites contre le Général Boulanger et la Ligue des PatriotesÂ…). Sa grande fierté d'élu local est d'avoir obtenu la réalisation de la ligne de chemin de fer de Bourganeuf à Vieilleville, inaugurée en 1883. Evincé de la scène politique en 1889 après un échec aux législatives contre Emile Coutisson, Martin Nadaud consacre ses dernières années à la rédaction de ses souvenirs avec Les Mémoires de Léonard (1895). Cet ouvrage constitue un précieux témoignage sur la condition ouvrière au XIXème siècle. En 1898, Martin Nadaud décède dans son village natal où il est enterré à Soubrebost en présence d'une grande foule et de personnalités locales.
Cote : 1J 959

Démenti de Martin Nadaud lors des élections législatives de 1885.
Démenti de Martin Nadaud lors des élections législatives de 1885.

Cote : 11 J 48

Intervention de Martin Nadaud lors d'une séance parlementaire, le 13 mars 1883.
Intervention de Martin Nadaud lors d'une séance parlementaire, le 13 mars 1883.

Cote : 11 J 115

Brouillon écrit par Martin Nadaud traitant de la création d'une caisse de retraite en faveur des ouvriers de l'agriculture et de l'industrie
Brouillon écrit par Martin Nadaud traitant de la création d'une caisse de retraite en faveur des ouvriers de l'agriculture et de l'industrie

Cote : 11 J 134

Maison de Martin Nadaud. Elle est située dans le hammeau de la Martinèche, commune de Soubrebost
Maison de Martin Nadaud. Elle est située dans le hammeau de la Martinèche, commune de Soubrebost
Statue de Martin Nadaud, Bourganeuf.
Statue de Martin Nadaud, Bourganeuf.
Arrêté de délégation de pouvoir à Yvernaud, sous-commissaire de la République à Boussac, 1848.
Arrêté de délégation de pouvoir à Yvernaud, sous-commissaire de la République à Boussac, 1848.

Descriptif : Etudiant à Paris, Yvernaud est très tôt préoccupé par les conditions de vie misérables des paysans de la Marche. Il adhère d'abord à la Société secrète républicaine des Familles en 1835, puis entre dans la colonie socialiste de Pierre Leroux en 1848. Nommé sous-Préfet de Boussac en mai de cette même année, il ambitionne de partager de manière égale les biens communaux, sans léser les pauvres, et de créer sur les terres fertiles de l'arrondissement des colonies agricoles, des communes modèles.
Cote : 2 M 10